48 personnes suspectées d’être à l’origine d’incendies ont été interpellées cet été, annonce la gendarmerie nationale.

Au total, 48 personnes soupçonnées d’être à l’origine de plusieurs incendies ont été interpellées durant l’été 2022, a annoncé la gendarmerie nationale à l’AFP vendredi 23 septembre. La saison a été marquée par d’importants incendies de forêt, notamment dans le Sud-Ouest, avec un nombre record de superficies brûlées. Selon ce rapport intermédiaire de la gendarmerie, douze personnes ont déjà été condamnées à des peines allant jusqu’à deux ans de prison. Le plus lourd a été prononcé contre un jeune homme interpellé en août et reconnu coupable d’une série d’incendies en Gironde. “Plus d’une dizaine” de personnes ont été placées en détention provisoire pendant l’enquête, selon la gendarmerie. Parmi eux figurent un homme de 44 ans, accusé après avoir avoué avoir provoqué plusieurs incendies qui ont détruit 1.200 hectares en Ardèche, et un ancien pompier volontaire de 33 ans, qui sera jugé à Béziers pour deux incendies dans l’Hérault. “On a des profils très différents, des jeunes, des mineurs, des retraités, tous les milieux sociaux sont représentés avec une majorité d’hommes”, a expliqué à l’AFP la lieutenante-colonelle Marie-Laure Pezant, porte-parole de la gendarmerie nationale. Certains ont “un profil psychologique plus faible, parfois des troubles mentaux”. L’expertise médicale réalisée lors des investigations doit permettre de distinguer les incendiaires qui mettent le feu pour satisfaire une pulsion, des incendiaires dont l’action correspond à un mobile précis. Tout départ de feu (dont 90% d’origine humaine et 30% volontaire, selon l’Office national des forêts) fait l’objet d’une enquête judiciaire. Du fait de sa localisation en zone rurale, la gendarmerie a reçu l’écrasante majorité des 43 dossiers concernant les feux de forêt de l’été 2022, à l’exception notable de celui de la Teste-de-Buch (Gironde), confié à la police. Les incendies ont déjà détruit plus de 65.000 hectares de forêt en 2022, un record à ce stade de l’année depuis le début du recensement des données satellitaires en 2006, selon le Système européen d’information forestière (Effis). La Gironde a été particulièrement touchée, avec 30 000 hectares partis en fumée, dont plus de 21 000 pour le seul secteur de Landiras.

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