des « crimes de guerre ont été commis », selon les enquêteurs de l’ONU

“Des crimes de guerre ont été commis” en Ukraine, selon des enquêteurs de l’ONU

“Sur la base des preuves recueillies par la commission, elle a conclu que des crimes de guerre avaient été commis en Ukraine” depuis l’invasion par la Russie en février, a affirmé, vendredi, Erik Mose, le président de la commission d’enquête de l’ONU sur l’Ukraine lancée en mars par le Conseil des droits de l’homme, lors d’un premier récit oral qui recense les bombardements russes de zones civiles, nombreuses exécutions, tortures, mauvais traitements et violences sexuelles.

Lors d’enquêtes dans les régions de Kyiv, Tchernihiv, Kharkiv et Soumy, la commission s’est rendue dans 27 villes et villages et a interrogé plus de 150 victimes et témoins, a déclaré son président, Erik Mose. Il a aussi dit:

Nous avons été frappés par le grand nombre d’exécutions dans les régions que nous avons visitées. La commission enquête actuellement sur ces décès dans 16 villes et localités. Nous avons reçu des allégations crédibles concernant de nombreux autres cas d’exécutions, que nous sommes en train de documenter.

Les corps retrouvés partagent des caractéristiques communes d’avoir des signes visibles d’exécutions, tels que des mains liées derrière le dos, des blessures par balle à la tête ou des gorges tranchées. M. Mose a également dénoncé les bombardements russes de zones civiles.

Certaines des victimes ont rapporté qu’après une première détention par les forces russes en Ukraine, elles avaient été transférées en Russie et détenues pendant des semaines dans des prisons. « Des interlocuteurs ont décrit des passages à tabac, des décharges électriques et de la nudité forcée, ainsi que d’autres types de violations dans ces lieux de détention »a insisté M. Mose, qui note également qu’après avoir été transféré en détention en Russie, certaines victimes auraient disparu.

Des cas de violences sexuelles ont également été signalés aux enquêteurs de l’ONU. Dans certains cas, des proches ont été contraints d’assister à ces crimes. Dans les cas enquêtés par la commission, l’âge des victimes de violences sexuelles ou sexistes variait de 4 à 82 ans. La commission a également documenté des cas où des enfants ont été violés, torturés et séquestrés illégalement. “Des enfants ont également été tués et blessés dans des attaques aveugles à l’arme explosive”a dénoncé M. Mose.

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