“J’ai appris à lire avec la bande dessinée”

Enfant de la pop culture, Hervé di Rosa fonde le mouvement de la Figuration libre avec François Boisrond et Robert Combas au début des années 1980, avant de parcourir le monde pour s’imprégner du savoir-faire local de ses destinations. On lui doit aussi la fondation en 2000 du Musée international des arts modestes, dit MIAM, une institution ouverte à tous qui supprime la frontière entre le sacré artistique et sa contrepartie dans les choses qui ne sont pas bonnes. L’exposition “Modest Fictions & Augmented Realities” qui s’y tient actuellement est prolongée jusqu’au 8 janvier.

Au cours d’un long entretien, Hervé di Rosa revient sur son parcours et son imaginaire, à l’occasion de l’exposition “Madame & Monsieur Victoire et Hervé Di Rosa” qui sera vue à la galerie REGALA, à Arles, jusqu’au 15 octobre 2022, ainsi que l’exposition « Figure-toi !. Hervé Di Rosa et les collections du MIAM » à la Villa Beatrix-Enea à Anglet.

Le dessin comme motivation importante

Ce que je veux, c’est un lieu de liberté où je peux m’exprimer. J’ai vite compris qu’il y avait des barrières très techniques à l’édition à cette époque et que les lieux où je pouvais exposer, finalement, étaient les galeries et les musées. Très vite, ça m’a proposé et donc les formats ont grandi, les supports ont changé, mais toujours le même appétit pour les images. Moi, ce qui m’intéresse ce sont ces images qui me sortent de mon quotidien et me permettent de vivre au propre comme au figuré..” Hervé Di Rosa

En 40 ans, j’ai essayé de créer un microcosme où je me sens bien, car je me sens beaucoup agressé depuis les années 90 par l’art contemporain tel qu’il est pratiqué. […] Quand je peins, il y a une exigence qui m’impose, c’est que les choses soient fortes et belles.Hervé Di Rosa




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Décloisonner les arts

J’ai appris à lire avec des bandes dessinées. Et puis, quand j’ai commencé à regarder les livres d’art, les tirages avaient la même taille que les planches de BD donc pour moi c’était des BD, mais avec une image. Tout cela m’inspire.Hervé Di Rosa

Miam, c’est une envie, non pas de changer les choses et de s’opposer aux conservateurs et aux centres d’art, mais de donner mon point de vue. Je trouve qu’en France, on a généralement le même état d’esprit quand il s’agit de points de vue. Je ne parle pas des musées à Paris, mais ils sont assez centralisés. Quand il y a tant de choses étonnantes dans la création qui n’ont même pas de noms. Chez Miam, nous sommes les premiers à montrer l’art brut, l’art singulier aux côtés des dernières œuvres d’art contemporaines.Hervé Di Rosa




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Ses nouvelles :

  • L’exposition personnelle « Figure-toi ! Hervé di Rosa & Les collections du Musée international des arts modestes » est à voir au Centre d’art contemporain Villa Beatrix-Enea jusqu’au samedi 15 octobre 2022.
  • L’exposition « MADAME & MONSIEUR » de Victoire et Hervé Di Rosa se tient à la Galerie REGALA à Arles du 8 septembre au 15 octobre 2022.
  • Hervé di Rosa expose également au Salon d’Art Contemporain du 17 septembre 2022 au 29 janvier 2023 au CENTQUATRE-PARIS, ainsi qu’à l’exposition collective “Le serpent cosmique” dans le cadre de LILLE UTOPIA 3000, jusqu’au 2 octobre 2022.
  • Au MIAM, à Sète, l’exposition “Fictions Modestes & Réalités Augmentées”, en collaboration avec “La S – Atelier”, est prolongée jusqu’au 8 janvier 2023.

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