EN DIRECT – Guerre en Ukraine: pour Emmanuel Macron, “ça ne finira qu’autour d’une table”

Pour Emmanuel Macron, la guerre en Ukraine “ne se terminera qu’autour d’une table”

Dans l’avion présidentiel qui le ramenait de New York, Emmanuel Macron a une nouvelle fois martelé l’importance du retour des négociations entre Kyiv et Moscou dans le contexte de la guerre en Ukraine.

“Cela ne se terminera qu’autour d’une table”, a déclaré le président de la République, appelant à “une paix négociée” entre les deux pays.

Enfin, il revient sur les difficultés rencontrées par l’armée moscovite sur le terrain opérationnel, avec une contre-offensive ukrainienne réussie dans l’est du pays. “Nous sommes à un point d’inflexion. La Russie est plus en difficulté que prévu”, a-t-il déclaré.

“La France est une puissance nucléaire raisonnable”, rappelle Emmanuel Macron

Alors que Vladimir Poutine brandissait une nouvelle fois mercredi la menace d’une frappe nucléaire, Emmanuel Macron a indiqué jeudi l’importance de ne pas tomber dans la surenchère.

“Ce n’est jamais bon de faire de la politique-fiction, encore moins sur ce sujet. On est alors pris au jeu de l’escalade”, a-t-il prévenu.

“La France est une puissance nucléaire raisonnable”, a-t-il déclaré. Puis d’ajouter : “nous avons notre crédibilité, la France est une grande puissance”.

Emmanuel Macron dit que “notre devoir est de tenir notre ligne” concernant la guerre en Ukraine

Dans un entretien exclusif accordé à BFMTV, le président français Emmanuel Macron a déclaré que “notre devoir est de tenir notre ligne” dans le contexte de la guerre en Ukraine.

Une ligne qui consiste à aider Kyiv “à protéger son territoire”. Mais il l’a répété, “nous ne sommes pas en guerre avec la Russie”.

Pour Emmanuel Macron, « la Russie se découple du reste du monde »

Pour Emmanuel Macron, “la Russie est en train de se découpler du reste du monde, elle avait une économie qui avait été intégrée ces dernières décennies”, et qui a été mise à mal par les sanctions économiques, a déclaré le président de la République lors d’une Interview exclusive de BFMTV, dans l’avion présidentiel revenant de New York, le 21 septembre.

“La Russie est en train de s’isoler diplomatiquement”, explique-t-il encore, faisant référence aux récentes déclarations de l’Inde et de la Chine, qui prennent leurs distances avec la Russie. “Dans ce contexte je pense que notre devoir est de tenir notre ligne, c’est-à-dire d’aider l’Ukraine à protéger son territoire – ne jamais pouvoir attaquer la Russie, nous ne sommes pas en guerre avec la Russie – mais d’aider l’Ukraine à résister” .

“La Russie a décidé de faire un pas dans l’escalade”, lance Emmanuel Macron sur BFMTV

Vladimir Poutine a menacé mercredi l’Occident d’une escalade armée et annoncé une mobilisation partielle pour la guerre en Ukraine. “Evidemment c’est du chantage”, a déclaré Emmanuel Macron lors d’un entretien exclusif sur BFMTV, dans l’avion présidentiel revenant de New York le 21 septembre.

Mais “le risque est toujours là” car la Russie possède des armes nucléaires. Pour le président de la République, “c’est un moyen de mettre la pression à un moment difficile de cette guerre”, notamment parce que l’Ukraine se défend mieux que ce à quoi Moscou s’attendait.

“La Russie a décidé de faire un pas dans l’escalade”, lance Emmanuel Macron.

L’OMS dénombre 550 attaques contre des centres de santé en Ukraine

L’OMS Ukraine déclare dans un tweet avoir dénombré, entre le 24 février et le 9 septembre, 550 attaques contre des centres de santé en Ukraine, qui “ont fait 100 morts et 129 blessés”. “La santé ne devrait jamais être une cible”, écrit l’organisation.

A Moscou “on commence à arrêter des gens dans la rue”

Après l’annonce d’une mobilisation partielle de la population russe pour la guerre en Ukraine, le recrutement a commencé directement, selon Daniel Kashnitsky, un enseignant-chercheur russe réfugié en France depuis le début de la guerre.

“Je suis en contact avec mes amis à Moscou, ils disent qu’on commence à arrêter des gens dans la rue”, raconte-t-il, “on les appelle sous le drapeau en leur donnant des formulaires à remplir” pour qu’ils rejoignent l’armée.

Le fils du porte-parole déserteur du Kremlin ?

L’équipe de L’opposant russe Alexei Navalny a posté une vidéo dans lequel elle piège le fils de Dmitri Peskov, porte-parole du Kremlin. Des militants se font passer pour des membres de la police et appellent Nikolay Peskov à venir au poste de police dans le cadre de la mobilisation partielle pour la guerre en Ukraine. Le fils précise alors que son statut social le rend indifférent à l’annonce de Vladimir Poutine.

“Évidemment je ne viendrai pas au commissariat. Vous devez comprendre que je suis M. Peskov, que ce n’est pas vraiment pour moi… De toute façon je vais régler ce problème, je vais le régler à un autre niveau”, déclare-t-il.

Une déclaration qui tourne mal alors que les annonces du président russe mercredi ont suscité la colère de certains Russes, qui cherchent à quitter le pays, ou montrer son mécontentement.

L’UE envisage de nouvelles sanctions contre la Russie

Le haut représentant de l’UE pour la politique étrangère Josep Borrell a indiqué mercredi soir que les 27 examinaient de nouvelles sanctions contre la Russie après “l’escalade” annoncée par Moscou.

Josep Borrell a fait cette déclaration après une réunion extraordinaire informelle des ministres des Affaires étrangères de l’UE à New York au cours de laquelle ils ont adopté une déclaration “condamnant fermement la dernière escalade de la Russie”. “Nous allons continuer à augmenter notre aide militaire et étudier de nouvelles mesures restrictives” contre la Russie, a-t-il dit.

Chez les Russes, “la seule chose qui fonctionne encore bien, c’est l’artillerie”

“Les Russes sont en retrait territorial, ils n’ont plus de contrôle aérien, la seule chose qui fonctionne encore bien pour eux, c’est l’artillerie”, explique ce jeudi sur BFMTV Alain Bauer, spécialiste des questions de sécurité. et la défense.

“Pour détruire cette artillerie, il faut s’enfoncer profondément dans le territoire russe” afin de détruire des centres de munitions ou des dépôts de carburant, explique-t-il. Aujourd’hui “il n’y a pas de bombardement de l’autre côté de la frontière, il n’y a que des unités des forces spéciales, des commandos ukrainiens qui sont allés faire sauter des dépôts”.

Certaines armes “font plus de dégâts qu’une arme nucléaire tactique”, selon Alain Bauer

Alain Bauer, spécialiste des questions de sécurité et de défense, explique ce jeudi matin sur BFMTV qu’une arme nucléaire tactique n’est pas synonyme de destruction totale. “Nous avons des armes conventionnelles qui font plus de dégâts qu’une arme nucléaire tactique : les bombes au mazout, par exemple, les bombes utilisées en Irak ou lors de la première guerre du Golfe. Ce sont des armes extraordinairement destructrices”, explique-t-il. il.

“L’arme nucléaire tactique est concentrée, limitée et réduite à un tout petit objet”, déclare Alain Bauer. “C’est fait pour détruire une concentration blindée, un centre de production où il y aurait beaucoup de divisions ou d’armement”, et si en Occident c’est interdit, “pour les Russes ça a toujours appartenu à leur arsenal”.

Interview d’Emmanuel Macron à suivre sur BFMTV

Une interview du président de la République Emmanuel Macron sur la guerre en Ukraine et la situation internationale actuelle sera diffusée ce jeudi matin sur BFMTV.

215 prisonniers échangés du jour au lendemain

L’Ukraine a annoncé dans la nuit de mercredi à jeudi l’échange avec la Russie de 215 soldats, dont des chefs de défense des aciéries Azovstal de la ville de Marioupol, symbole de la résistance à l’invasion russe. Il s’agit du plus gros échange depuis le début de l’invasion russe en février, a déclaré à la télévision le chef de l’administration présidentielle ukrainienne Andriï Yermak.

La Russie a récupéré 55 prisonniers, dont l’ancien député Viktor Medvedtchouk, ami proche de Vladimir Poutine, accusé de haute trahison en Ukraine, a indiqué le président ukrainien Volodymyr Zelensky dans son allocution quotidienne.

Zelensky exige une “juste punition” contre la Russie

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a réclamé mercredi “un juste châtiment” contre la Russie devant l’ONU, appelant à la mise en place d’un tribunal spécial. “Un crime a été commis contre l’Ukraine et nous exigeons un juste châtiment” contre la Russie, a déclaré le président Zelensky lors d’un message vidéo devant l’Assemblée générale des Nations unies.

Ce discours intervient après des annonces de Vladimir Poutine dans la matinée, menaçant l’Occident d’une escalade armée et annonçant la mobilisation partielle d’au moins 300.000 hommes.

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