le récit de l’envoyée spéciale du Figaro

Un soldat ukrainien inspecte samedi un sous-sol qui, selon les autorités ukrainiennes, a été utilisé comme cellule de torture pendant l’occupation russe, dans le village repris de Kozacha Lopan. Léo Correa/AP

REPORTAGE – Dans les villages libérés de la région de Kharkiv, les habitants s’organisent pour prêter main forte à l’armée ukrainienne et chasser les collaborateurs.

Envoyé spécial auprès de Kozacha Lopan

Tout un quart du sous-sol a été transformé en donjon, entouré de deux grilles métalliques qui vont du sol au plafond. « Voyez comment le métal a été soudé récemment : ce sont les Russes qui ont fait ça. Avant, c’était un entrepôt de légumes », indique Vyacheslav Zadorenko, le maire de la commune de Derhachi, qui regroupe plusieurs localités dont Kozacha Lopan. Des panneaux de polystyrène à moitié décomposés, sur lesquels sont étalées des couvertures tachées de crasse, sont tapissés au sol. Des assiettes en plastique, une boîte de thon vide et des bouteilles d’eau jonchent le sol froid et gris. La veille, les enquêteurs sont venus saisir, afin de l’examiner, le matériel de torture : principalement des câbles utilisés pour électrocuter les militaires, policiers et civils interrogés par les Russes pendant des mois, avant la libération du village le 11 septembre dernier. Une odeur d’urine émane des seaux laissés dans un coin.

D’un autre côté…

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