L’Agence française de santé publique tire la sonnette d’alarme

Une infirmière nourrit et soigne un nouveau-né dans le service de pouponnière et de réanimation de la maternité de l’hôpital de Mayotte, à Mamoudzou, le 14 mars 2018. ORNELLA LAMBERTI / AFP “Situation préoccupante de la santé périnatale en France”. Un ton plutôt alarmiste accompagne la publication par Santé publique France (SPF), mardi 20 septembre, d’un ensemble d’indicateurs sur la santé périnatale – c’est-à-dire ce qui affecte la santé des femmes enceintes, du fœtus et du nouveau-né. , de grossesse. à l’après-naissance. S’appuyant notamment sur les données de l’INSEE, celles issues de la codification des actes à l’hôpital et les résultats de diverses études, l’agence nationale de santé publique propose un tableau inédit de l’évolution de la santé périnatale sur dix ans, de 2010 à 2019. Lire aussi : Taux d’épisiotomies, césariennes, péridurales… L’ARS d’Ile-de-France publie des données sur les actes obstétricaux hôpital par hôpital Epoque pré-Covid donc, observée ici avec un fil rouge : celui des inégalités de santé. Tout en reconnaissant un niveau d’inquiétude “élevé et stable”, le rapport témoigne en réalité d’une grande hétérogénéité territoriale, avec une situation particulièrement préoccupante à Mayotte et en Guyane. En augmentation ces dernières années, le chiffre de la mortalité néonatale – qui correspond aux décès de nouveau-nés de la naissance à leur 27e jour – est l’un des points d’attention de cet ouvrage, destiné à éclairer les pouvoirs publics sur leurs actions de prévention. Sur ce sujet, mais aussi sur d’autres, comme les premières causes de mortalité maternelle, que constituent les maladies cardiovasculaires et la santé mentale, “il faut réagir assez vite, et surtout sur la prévention, dès le désir d’enfant”, estiment les auteurs de le rapport Hausse de la mortalité néonatale C’est l’un des constats alarmants du document de 162 pages, qui confirme les résultats de récentes publications scientifiques : la mortalité néonatale a augmenté ces dernières années, passant de 1,6 décès pour 1 000 naissances en 2010 à 1,8 en 2019, sur le continent . France. L’augmentation se concentre sur la première semaine de vie, “ce qui pose la question de l’accès aux soins, du suivi de la grossesse et de l’accompagnement des femmes après l’accouchement”, note l’une des auteures, le Dr Anne Gallay, directrice des maladies non transmissibles et traumatologie à FPS. . Lire aussi : Article réservé à nos abonnés L’intéressante hausse de la mortalité infantile en France Dans les départements et régions d’outre-mer, la situation est deux fois plus préoccupante : entre 3,3 et 4,4 décès pour 1 000 naissances sont enregistrés, selon les années, au cours de la décennie observée . . C’est un « résultat inquiétant », pointe le SPF, qui confirme que la France est en « queue de peloton » sur cet indicateur par rapport à ses voisins européens. Comment l’expliquer ? A ce stade, peu de réponses. “Il y a du travail pour essayer de comprendre cette évolution inquiétante”, explique Nolwenn Regnault, autre auteur du rapport, responsable de l’unité périnatalité, petite enfance et santé mentale au SPF. 63,31% de cet article reste à lire. Ce qui suit est réservé aux abonnés.

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