la quête de liberté d’une petite fille devenue Calamity Jane

Catastrophe, L'enfance de Martha Jane Canary (2020) de Rémi Chaillet.

CINÉ+ FAMIZ – SAMEDI 17 SEPTEMBRE, 20H50 – FILM D’ANIMATION.

Après les étendues glacées du pôle Nord Au sommet du monde (2015), Rémy Chaye réchauffe sa palette au soleil de l’Ouest américain dans un western où la pure tradition du genre est soudain ravivée par la grâce du dessin.

Le Far West offre un vaste champ d’exploration, tant de paysages différents se succèdent. Catastrophe, L’enfance de Martha Jane Canary embrasse ses fluctuations d’un geste fluide, toujours en mouvement, sur les traces de la petite héroïne dont on sait qu’elle deviendra une légende, mais qui, pour l’instant, ne fait que commencer son voyage vers l’âge adulte.

Martha Jane Canary, 10 ans, vient de perdre sa mère. Il rejoint son père et ses jeunes frères et sœurs dans un wagon qui les emmènera dans l’Oregon, où ils espèrent voir des jours meilleurs. Dans cette chorégraphie, hommes et fils montent le campement, guident et soignent les chevaux, femmes et filles s’occupent des enfants, de la cuisine et de la vaisselle. L’organisation ne convient guère au personnage intrépide de Martha Jane, qui rêve de prendre les rênes et de courir. Mais nous sommes en 1863, et rien ne l’autorise à occuper cette place.

Initier l’histoire

Les grands destins sont parfois déterminés par des détails. Il a changé le jour où son père, blessé, lui a remis le camion qui le conduisait. Le discipulat est dur, les garçons se moquent sans pitié. Peu importe, Martha ne s’est jamais sentie aussi libre. Il change la robe qui gêne ses mouvements avec un pantalon, se coupe les cheveux comme un garçon et n’est pas contre une bagarre. Pour commettre un vol dans la caravane, c’est lui qu’on blâme. Une petite fille chassée doit continuer son voyage seule, affronter les périls du voyage, les nombreuses étapes nécessaires à la construction d’un personnage.

Le film présente sa propre galerie de portraits, chacun incarnant une partie de l’histoire du Far West

A la fin de l’histoire, Martha deviendra Jane en cas de catastrophe. Déjà un cavalier expérimenté, conteur d’histoires incroyables, grand cow-boy. Pas encore hôtesse de saloon, éclaireuse de l’armée ou maîtresse de Buffalo Bill. Ceci, on le sait, n’est pas le travail du film, qui vise à imaginer comment cet esprit libre, rebelle et libérateur a pu se construire dans cette Amérique du XIX.e siècle, patriarcal et conservateur.

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Cette histoire pionnière aux allures épiques présente sa propre galerie de portraits, chacun incarnant une partie de l’histoire du Far West. Mais ce petit monde peut s’agiter dans tous les sens, il ne fait que passer par le cycle incessant des saisons, qui tour à tour font gronder les montagnes rocheuses, onduler les blés, fleurir les champs, déborder les torrents, éclaircir puis assombrir le ciel. Des décorations ressemblant à des peintures fauves animent les vastes espaces. Et les héros, leur dimension héroïque.

Catastrophe, L’enfance de Martha Jane Canaryfilm d’animation Rémy Chaye (Ve. 2020, 82 min.). Le streaming est activé Ciné + Famiz et est disponible sur demande MonCanal :.

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