les agresseurs présumés seront jugés devant une cour d’assises

La chambre de l’instruction a validé la qualification retenue par le juge d’instruction le 18 mai. Elle écarte définitivement le meurtre aggravé, initialement retenu par le parquet de Bayonne, à l’origine de cette procédure d’appel. En revanche, il statue pour la cour d’évaluation et le jury populaire, lorsque le juge d’instruction avait opté pour une cour criminelle, composée de magistrats professionnels. Ce choix était légalement nécessaire compte tenu du profil des deux prévenus. L’un était déjà impliqué dans une affaire de violence, l’autre dans une affaire de stupéfiants. Ils risquaient dix ans de prison. Cette fois, ils risquent la prison à vie. Deux scènes distinctes « C’est un soulagement pour mes clients, explique Min Alexandre Novion, conseiller de la veuve de la victime et de ses trois filles. Au lieu d’envisager un jugement hâtif dans un tribunal correctionnel, avec un délai court, nous aurons le vrai format. Le 24 juin, l’avocat de la partie civile a rejoint l’accusation sur la qualification de meurtre aggravé. Il n’accepte pas la requalification. “L’intention légale de tuer n’est pas pertinente. La mort de leur victime les a laissés froids et sans peur. Tous pourront en prendre la mesure au jugement. « Les avocats de la défense y trouvent aussi leur compte. La thèse de deux scènes distinctes, la première avec un échange mutuel de coups et la seconde avec le coup de poing final, semble validée. Philippe Monguillot a perdu l’équilibre et sa tête a heurté le trottoir. Premier semestre 2023 « Je suis satisfait que le tribunal ait validé l’analyse juridique que je soutiens depuis deux ans, réagit Me Thierry Sagardoytho, conseiller du mandant en cause. La scène filmée par la caméra de vidéosurveillance n’a souffert d’aucune interprétation. Le prévenu principal n’a jamais voulu la mort de M. Monguillot. Le tribunal l’a constaté. La polémique est close. I Frédéric Dutin, avocat du second, pense que son client n’a participé qu’à la première partie des faits. S’il se réjouit de la abandon d’intention, il entend aller plus loin devant le tribunal d’assise. “Après l’échange de coups, M. Monguillot se lève, ne faiblit pas et regagne sa cabine. Mon client retient le principal accusé, qui semble porter le coup de grâce L’avocat demandera une requalification en violences volontaires, un délit passible d’une peine bien moindre.

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