La statue de Saint-Michel aux Sables d’Olonne doit être enlevée, confirme la justice

La mairie des Sables-d’Olonne (Vendée), qui s’est opposée à la décision, a jusqu’en mars pour la débloquer. La cour administrative d’appel de Nantes a confirmé vendredi que la présence d’une statue de l’archange Saint-Michel, “emblème religieux”, sur une place publique de la ville est interdite par la loi et doit être enlevée. La cour administrative d’appel, confirmant le jugement de première instance du 16 décembre 2021, met en avant “l’article 28 de la loi du 9 décembre 1905 sur la séparation de l’Eglise et de l’Etat”. Le tribunal “a jugé que le personnage de Saint-Michel, chef de la milice céleste des anges de Bona, fait partie de l’iconographie chrétienne et a donc un caractère religieux”, rejetant ainsi les arguments de la municipalité vendéenne selon lesquels cette statue a “caractère culturel, historique, traditionnel, artistique et festif”. Le tribunal a ordonné à la commune des Sables-d’Olonne de retirer “cette statue du domaine public communal (…) dans un délai de six mois à compter de la notification du jugement”. La place “n’est pas un édifice servant au culte” Présente dans la ville entre 1935 et 2017 dans l’enceinte d’une école privée, la statue a été déplacée le 6 octobre 2018 et installée sur le nouveau parvis de l’église Saint Michel. Son installation a fait l’objet de la bénédiction d’un prêtre catholique. En décembre 2021, le tribunal administratif de Nantes donne raison à l’association La Libre Pensée qui demande à la municipalité que cette statue soit déplacée de l’espace public. Le maire a fait appel. Selon le tribunal, “la place sur laquelle la statue a été installée n’est pas un édifice servant au culte même si cette place est utilisée comme parvis de l’église Saint-Michel, donc l’installation de cette statue sur cette place ne peut pas bénéficier de la exception prévue à l’article 28 de la loi du 9 décembre 1905, qui autorise les signes ou emblèmes religieux sur les édifices servant au culte”. En mars dernier, la municipalité a organisé une votation pour recueillir l’avis des habitants. Une très large majorité d’électeurs ( 94,51 %) se sont déclarés favorables à la préservation de la statue.

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