la Française Marie-Aude Murail reçoit le Prix Andersen

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Avec des millions d’exemplaires vendus et près d’une centaine de livres publiés, l’auteure française Marie-Aude Murreil est une figure de proue de la littérature jeunesse mondiale depuis des décennies. Son œuvre vient de remporter le prix Andersen, souvent qualifié de prix Nobel de littérature pour enfants, lors de la trente-huitième édition du prix, organisée par l’Union internationale du livre pour enfants, à Putrajaya, la capitale administrative du pays. .

De notre envoyé spécial à Putrajaya, Gabriel Maréchal

Si Marie-Aude Muriel se dit ravie de recevoir le prix Andersen, elle sait cependant que l’enfant lecteur qui lui lit n’a que peu à voir avec un tel honneur.

C’est un lecteur qui ne veut vraiment pas s’ennuyer et qui ne vous accorde aucun crédit. Je veux dire, ce n’est pas à cause du prix Andersen qu’on me lira, alors que si j’avais le prix Goncourt, il y a des adultes qui accepteraient de s’ennuyer à me lire. Les enfants, non, ils vont me planter. Puis j’ai ce lecteur qui grandit et devient adolescent, et puis sa demande est que je lui fasse découvrir le monde et que je lui ouvre toutes les portes, y compris celles de son cœur. »

L’enfant apprend le livre

Et quand il réussit, l’auteur pour enfants sait qu’il peut parfois avoir un effet non négligeable sur son lecteur. « L’enfant lit, relit, assimile le livre. Et cela le marquera à vie. Moi, j’oublie le livre que j’ai lu la semaine dernière, mais mes Tintins, jamais parce que je les ai lus 36 fois. Et donc nous savons que nous allons être importants. Et ça je le sais maintenant, parce que ces adolescents sont devenus adultes, ils m’écrivent. Je me souviens très récemment d’une jeune femme qui est venue me dire qu’après avoir lu un de mes livres, Vive la République, elle était devenue altermondialiste et végétarienne. Et après avoir lu “Oh Boy”, il a décidé d’étudier la médecine. »

Menace de censure

Mais si les livres jeunesse ont beaucoup de pouvoir, ils font aussi l’objet de beaucoup d’attention et sont régulièrement menacés de censure, s’inquiète Marie-Aude Murreil, qui a ainsi choisi ce sujet de discussion lors de la session plénière de l’Union internationale du livre jeunesse. , qui a eu lieu. Circuit des prix Andersen. En France, on n’en sait pas grand-chose, mais la littérature jeunesse est encore soumise à la loi de 1949, à une époque où l’on s’inquiétait de l’arrivée des comics américains. il informe. Cette loi dit qu’il ne faut pas écrire des choses qui incitent les jeunes à la violence, qu’il ne faut pas.”démoraliser les “jeunes”.

Aujourd’hui, l’auteur s’inquiète du recours croissant aux pétitions et déclarations visant à interdire certains livres pour enfants. Un climat qui dit :“fait peur aux éditeurs”. “Le risque il continue, c’est-à-dire que la littérature jeunesse ne sera que la littérature qui ne vacillera pas, ne traitera d’aucun sujet controversé. »

Traduit dans plus de vingt-sept langues, Marie-Aude Murreil a déjà vu certains des livres censurés franchir les frontières ; “La loi récemment adoptée en Russie stipule qu’il est interdit aux jeunes de parler.”Une façon non conventionnelle de s’aimer.” Mon livre Oh Boy, où le personnage est gay, a ainsi été sorti de la collection adolescente où il était publié depuis des années pour devenir aujourd’hui un livre de collection adulte. Sujets de société sujets à discussion tels que la religion, la divulgation de la sexualité, le réchauffement climatique, les familles dysfonctionnelles. L’œuvre prolifique de Marie-Aude Mureil en regorge pourtant, et lorsqu’on lui demande s’il est possible de trouver un fil conducteur dans toute cette diversité, la réponse de l’auteur explose : “Je donne des personnages à aimer et on fait tout pour les sauver. »

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